Cet accord est au cœur des préoccupations sur l'élevage intensif et la viande.
À la toute fin de l'année 2025, Le Monde titre : Accord UE-Mercosur : « La signature d’un accord ne clôt pas le sujet ».
La finalisation des négociations sur l’accord de libre-échange entre le Mercosur [Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay] et l’Union européenne (UE) est donc reportée au mois de janvier 2026.
Bilaterals.org : le report de la ratification doit devenir un abandon de l’accord.
Pour Maxime Combes, économiste à l’Aitec et co-animateur du collectif national Stop-Mercosur :
Ce report est historique : c’est la première fois de l’histoire européenne qu’un accord de libre-échange finalisé n’est pas ratifié à une très grande majorité par les institutions européennes. Preuve est donnée ici que la politique commerciale européenne ne fait plus consensus et que le libre-échange ne peut pas, et ne doit pas être, le principe qui guide l’Union européenne en la matière : il est au contraire urgent de réduire notre dépendance aux marchés mondiaux, tant pour nos importations que pour nos exportations, afin de ne pas dépendre des décisions prises par des chefs d’État et de gouvernement sur lesquels nous n’avons pas prise
.
Maxime Combes, économiste, en 2024, à propos de cet accord :
Cité dans cette vidéo (document fuité) : Bilaterals.org - UE-MERCOSUR - Mandat de négociation demandé par la Commission européenne en 1999 (.pdf) [archive] (inchangé en sept. 2025 (.pdf)), Maxime Combes :
Il ne comprend strictement rien pour tenir compte de la lutte contre le réchauffement climatique, de la protection de la biodiversité, de la lutte contre la déforestation qui est un enjeu majeur quand on négocie quelque chose avec les pays du MERCOSUR, mais également pour la préservation des emplois décents, des emplois de bonne qualité. C'est un mandat qui est vraiment du siècle dernier et qui est totalement obsolète.
Blast : Dans ce focus, l'économiste et co-animateur du collectif national Stop UE-Mercosur Maxime Combes revient sur l'ambiguïté de la position de la France et de la FNSEA sur ce traité, et sur les conséquences environnementales et sociales délétères produites par cette fuite en avant de la mondialisation. Déforestation, chômage, dérégulations : selon lui, "le propre d'un accord de libre-échange, c'est de produire des gagnants et des perdants."
Il faut ajouter à ce focus un point essentiel : la dépendance aux hydrocarbures de cette forme d'agriculture, l'agriculture dite conventionnelle, comme le précise Arthur Keller.
En effet, vu le pic pétrolier en 2018 et le déclin annoncé avec une pénurie de pétrole en Europe d'ici à 2030
, ce modèle internationalisé d'agriculture et d'élevage ne pourra pas garantir la souveraineté alimentaire et n'a donc pas d'avenir.